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L’inflation : l’impôt que personne n’a voté

On vous parle de l’inflation comme d’un accident, une sorte de fièvre économique passagère qu’il faudrait soigner à coup de banques centrales et de hausses de taux.

C’est faux. L’inflation n’est pas un accident : c’est une taxe déguisée, un impôt invisible, que vous payez sans débat, sans bulletin, sans consentement.

1. Quand vos billets rapetissent dans la poche

Un impôt classique, vous le voyez passer : prélèvement à la source, TVA sur votre ticket de caisse.

L’inflation, elle, travaille en sous-marin.

  • Vous avez 1 000 € d’économies ? Avec 5 % d’inflation, elles ne valent plus que 950 € en pouvoir d’achat l’année suivante.
  • Vous avez un salaire gelé ? Chaque passage au supermarché devient une saignée silencieuse.

L’inflation, c’est un percepteur qui ne dit jamais son nom.

2. Pourquoi les États adorent l’inflation

Un État endetté a deux moyens de se soulager : augmenter les impôts ou laisser l’inflation rogner la dette.

Devinez lequel est le plus discret ?

  • Les impôts, ça fait descendre les gens dans la rue.
  • L’inflation, ça fait juste râler dans la queue du supermarché.

Résultat : l’inflation efface la dette en douce. Ce que l’État devait hier en euros, il le rembourse demain avec des euros allégés. Le débiteur est gagnant, le créancier est plumé.

3. Le grand gagnant : l’État, le grand perdant : vous

On vous dit que l’inflation est “mauvaise pour tout le monde”. Faux :

  • Pour l’État, c’est une cure d’amaigrissement de sa dette.
  • Pour les grandes entreprises endettées, c’est une bouffée d’air.
  • Pour vous, petit épargnant ? C’est une tondeuse silencieuse.

Votre Livret A, vos assurances-vie, vos retraites : tout ce qui repose sur une épargne fixe est grignoté année après année. Et vous payez la facture sans jamais avoir été consulté.

4. Le mythe du “combat contre l’inflation”

On applaudit les banquiers centraux qui “luttent contre l’inflation” en montant les taux d’intérêt.

La vérité : ce sont des pompiers-pyromanes.

Ils créent l’inflation en imprimant de la monnaie pendant les crises, puis se donnent le beau rôle en la combattant.

Le cycle est toujours le même : arroseurs, puis pompiers, puis héros.

5. La démocratie court-circuitée

Un impôt, normalement, passe par un vote. Il est discuté, débattu, assumé.

L’inflation, elle, agit comme une taxe non démocratisée :

  • Vous n’avez jamais coché la case “oui” sur un bulletin.
  • Vous ne savez même pas combien vous payez, car c’est diffus, insidieux.
  • Et surtout, vous ne pouvez pas y échapper : impossible d’optimiser vos finances contre une monnaie qui perd de la valeur par construction.

Conclusion : la plus vieille arnaque du monde

L’inflation n’est pas une maladie. C’est un outil.

Un impôt sans visage, prélevé sur les masses, au profit des États et des gros débiteurs.

Une taxe silencieuse, mais efficace : chaque année, vous payez pour combler les trous d’un système qui refuse de se réformer.

Et le plus beau ? On vous fait croire que c’est “la faute à Poutine, au climat, ou à la guerre”.

En réalité, c’est le plus vieux truc de magicien de l’histoire économique : faire disparaître votre argent sous vos yeux, en applaudissant le prestidigitateur.

2 réponses à « L’inflation : l’impôt que personne n’a voté »

  1. Avatar de Nazih Hachaichi (‫مخ الهدرة‬‎)
    Nazih Hachaichi (‫مخ الهدرة‬‎)

    Oui.

    En plus c’est souvent la faute à l’immigration lol.

    Ou bien, pour les pieux c’est : la volonté de DIEU قضاء و قدر

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    1. Avatar de Le Nexialiste

      Exactement.
      Quand l’économie se grippe, chacun retrouve sa religion :
      • les politiciens accusent l’immigration,
      • les dévots invoquent le destin,
      • et les économistes orthodoxes jurent que “le marché finira par s’autoréguler”.

      En réalité, tout le monde adore cette inflation divine : elle permet d’effacer les dettes sans jamais prononcer le mot “faillite”.
      Ce n’est ni la volonté de Dieu, ni la faute du voisin : c’est juste le plan comptable de la Providence moderne — celle des banques centrales.

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