C’est-à-dire :
une année de plus sur une planète finie,
avec des ressources comptées,
des certitudes fragiles
et des experts sûrs d’eux.
Je te souhaite de survivre aux graphiques anxiogènes, aux courbes exponentielles expliquées par des gens qui n’ont jamais ouvert un manuel de maths mais parlent très bien en plateau.
Je te souhaite de douter juste ce qu’il faut :
assez pour ne pas gober,
pas assez pour renoncer.
Je te souhaite de reconnaître la science quand elle fait son travail lentement,
et de flairer l’idéologie quand elle se déguise en vérité urgente.
Je te souhaite des colères rationnelles,
fondées sur des faits, et non sur des notifications.
Je te souhaite de garder ton esprit critique
en période de pénurie d’esprit tout court.
Je te souhaite de savoir dire
« je ne sais pas » dans un monde qui récompense ceux qui parlent le plus fort.
Je te souhaite de préférer la complexité
au confort des slogans,
la nuance
au prêt-à-penser.
Et surtout,
je te souhaite de rester humain dans un système qui optimise tout
sauf l’essentiel.
Bonne année quand même.
On fait avec ce qu’on a.
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