Le nocode, c’est l’ultime tromperie pour les désespérés de l’innovation.
On vous promet la fin des développeurs, la révolution des créateurs, l’âge d’or où le stagiaire en marketing pourra “coder” une application mondiale entre deux slides PowerPoint et une pause café.
Spoiler : ce n’est pas du code. C’est du Lego en plastique mou.
On ne bâtit pas une cathédrale gothique avec des Kapla. Mais ça n’empêche pas les prophètes LinkedIn de s’extasier : “Regardez ! J’ai fait un CRM en trois clics !” — la même phrase qu’un enfant pourrait lancer en montrant sa cabane en carton. La différence, c’est que la cabane s’écroule sous la pluie… et l’application dès le premier client.
Le nocode n’émancipe pas : il enferme.
Dans des interfaces propriétaires, des abonnements hors de prix, et des usines à gaz où chaque automatisation ressemble à un plan de métro dessiné sous acide. Ces gourous fanfaronnent qu’ils vont tuer les développeurs… et finissent par les rappeler en urgence dès qu’il faut une boucle un peu tordue ou une base de données qui dépasse les 10 000 lignes.
Le pire, c’est le marketing.
Les charlatans du nocode parlent comme des bonimenteurs de foire : “Démocratisez l’innovation ! Devenez créateur sans compétences !” Traduction : “Restez ignorants, mais croyez-vous dieux.” Résultat : ego flatté, compte bancaire vidé, et un univers saturé de clones inutiles, fragiles comme des bulles de savon dans une cour de récré.
En vérité, le nocode n’est que du fast-food numérique.
Séduisant, noyé de sauce marketing, facile à consommer… mais indigeste et mortel sur le long terme. Quand on veut un vrai plat, on appelle un cuisinier. Quand on veut un vrai logiciel, on appelle un développeur.
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