Ou comment, en quelques équations élémentaires, une « démocratie assiégée » devient une machine d’annihilation calibrée.
🚨 Préambule pour les âmes sensibles (et les modérateurs automatiques)
Cet article ne contient aucune incitation à la haine. Il ne s’en prend à aucune communauté, aucune religion, aucune ethnie.
Il se contente d’examiner froidement, scientifiquement, les affirmations d’un État – l’État d’Israël – à l’aune de modèles mathématiques de base. On y parle de ratios, de densité, de chaînes causales, de lois statistiques. Si vous avez survécu au niveau Seconde, vous êtes qualifié pour suivre.
Et si vous êtes adepte de l’indignation sélective, du deux-poids-deux-mesures, ou de la défense réflexe de « la seule démocratie du Moyen-Orient »… alors bonne lecture aussi : cet article est inattaquable.
Parce que les chiffres, eux, n’ont ni religion, ni armée. Juste des faits. Et un sérieux problème avec le mensonge.
I. Le théorème de la disproportion
Thèse officielle : Israël ne fait que « réagir » à une attaque barbare.
Traduction arithmétique :
- Morts israéliens (7 octobre) : ≈ 1 200
- Morts palestiniens (jusqu’à mi-2025) : > 38 000
Calcul du rapport de létalité :
R = 38 000 / 1 200 ≈ 31,7
Chaque mort israélien « justifierait » 31 morts palestiniens. Ce n’est plus une riposte. C’est une exponentielle. Une équation asymétrique.
Affinons :
- Morts civils israéliens : ≈ 695
- Morts civils palestiniens : > 27 000
La prétendue « proportionnalité » devient une plaisanterie noire. Ou plutôt : une constante d’éradication.
II. Le postulat de Gaza : densité × explosifs = massacre assuré
Données :
- Superficie : 365 km²
- Population : ≈ 2,2 millions
- Densité : ≈ 6 000 habitants/km²
Un missile de moyenne puissance (type Hellfire) a un rayon de destruction de 50 m. Aire touchée :
A = π × r² = π × 50² ≈ 7 850 m²
Avec 6 000 habitants/km², on obtient :
Nb de civils touchés ≈ 6 000 × 0,00785 ≈ 47
Donc : une frappe « chirurgicale » tue en moyenne 47 personnes dans cette densité. Même avec une précision GPS, impossible d’éviter les civils. Gaza n’est pas une base militaire. C’est une cage à ciel ouvert.
Un scalpel ne fait pas d’opération propre quand il est lancé depuis un F-35.
III. Le paradoxe du bouclier humain
Récit officiel : Le Hamas utilise les civils comme boucliers.
Réalité physique :
- Blocus depuis 17 ans
- Pas d’abris anti-aériens
- Réseau routier détruit
Hypothèse : une évacuation de 500 000 personnes en 24 h. Temps minimal par famille : 2 h. Nombre de familles : ≈ 100 000. Temps total requis : 200 000 heures.
Réparti sur 24 h :
200 000 / 24 = 8 333 familles/h = 2,3 personnes/sec
À pied. Sous les bombes. Sans transports. Vers nulle part.
Conclusion : L’évacuation massive est un mythe. Une justification rétroactive pour transformer les victimes en coupables.
IV. La chaîne causale inversée (graphe d’amnésie sélective)
Version médiatique :
07/10 → attaque → riposte → guerre
Version historique :
1948 → Nakba → occupation → colonisation → blocus → asphyxie → révolte → 07/10 → représailles
Couper l’histoire à 2023, c’est comme résoudre une équation différentielle sans conditions initiales. C’est de la triche mathématique. Ou du journalisme occidental.
V. La loi de Benford contre les bilans militaires
La loi de Benford stipule que dans un ensemble naturel de données, les chiffres commencent plus souvent par 1 que par 9. Elle est utilisée pour détecter les fraudes comptables… et, pourquoi pas, les fraudes narratives.
Exemples de bilans quotidiens :
- « 212 terroristes éliminés »
- « 219 le lendemain »
- « 221 le surlendemain »
Verdict : Trop propre pour être vrai. Pas de distribution aléatoire. On ne compte pas des êtres humains ici. On ajuste des chiffres pour justifier des frappes.
Suggestion : Appliquer Benford à tous les communiqués. Si ça cloche… c’est que ça tue.
VI. La fonction de l’indignation conditionnelle
Soit :
f(mot) = fréquence du mot "enfant", "otage", "civil" dans les médias
On observe une fonction discontinue : explosion du mot « otage » après le 7/10, disparition du mot « bébé » après les frappes sur Gaza.
Résultat : L’indignation n’est pas constante. Elle est piècewise defined — définie par morceaux, en fonction de l’origine ethnique de la victime.
La seule chose plus instable que la morale médiatique, c’est la courbe de l’hypocrisie.
Conclusion (provisoirement définitive)
Les chiffres ne mentent pas. Les corps, non plus. Ce qui ment, c’est l’habillage narratif, la falsification statistique, la géométrie des mots bien choisis.
Mais nous avons encore, à défaut de missiles, des équations, des fonctions, des ratios. Et dans cette guerre asymétrique, les mathématiques sont les dernières à ne pas prendre parti. Elles comptent. Littéralement.
Q.E.D. (Quod Erat Demonstrandum – Ce qu’il fallait démontrer)
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